- 28 - Carnet de bord

Déjeuner en paix (cf la rando "spéciale Cosquer" en 2014 - Des Pyrénées à l'Arrée, la gravité prend un autre sens - Rencontre - "On connaît le cheval en chemin et la cavalier à l'auberge".
 

Déjeuner en paix !
Jeudi 8 mai 2014
Monsieur COSQUER en a une toute petite
lame à son couteau neuf, utile pour piquer les olives et tous les cannelés de l'apéro, tandis qu'avec nos doigts gourds on doit se rabattre sur les pétales de frites avant de mélanger fébrilement l'eau de pluie à nos Kir. Pas gêné Monsieur COSQUER : et que j't'enfile un T Shirt bien sec siglé Hermès Penkalet au nez et à la barbe de l'abbé Pierre, déguisé pour l'occasion en nain vert KB Jardin dégoulinant (très réussi Pierre !)
Pendant que Marie-Pauline narre par le menu à la Tronçonnine captivée ses premières performances d'actrice hardeuse sur le Net, Anne ne tarit pas d'éloges sur sa nouvelle selle à mémoire de formes -il est vrai qu'elle a des formes mémorables Kernanou- se dit Marcus Infarctus, qui observe à la sauvette les progrès pusillanimes d'un bigorneau réfractaire.
Fort heureusement, notre hôtesse préférée et sa Coco-pilote GPS (Global Positionning Sorrow) ont acculé leur carriole respective, façon camp de pionniers du far west, pour protéger Lady Di des intempéries. De fait, elle sera bien la seule à ne pas écraser des crapauds (ou des princes charmants?) dans ses chaussures.
Sinon, on ne vous dira rien du plus beau paysage forestier du Finistère qu'il nous a été donné de traverser. On l'a pas volé. On le garde pour nous...
Et on y retournera.
Marc

Des Pyrénées à l’Arrée, la gravité prend un autre sens…
Message d’un adhérent récent pour vous apporter un éclairage sur les trois raisons qui m’ont poussé à intégrer le monde de Randoloisirs.
Il y a de cela quelques années, j’avais pratiqué l’équitation dans les Pyrénées au sein d’un assimilé centre équestre. Le mercredi après-midi et le samedi matin nous pratiquions la balade, le travail en carrière et le saut d’obstacle.
C’est ce dernier qui m’a appris le sens du mot gravité. Cet instant délicieux où votre fidèle monture, une fois l’obstacle passé, redescend en direction du sol alors que vous... vous continuez de monter, comme attiré par les effets de l’apesanteur. Hélas, monsieur Newton vous rappelle rudement le sens profond de la loi sur la chute des corps.
Ne comptez pas sur un hypothétique parachute ou matelas pour vous réceptionner, il n’y en aura pas ! Plus dure en sera la chute !
C’est pour cette première raison que j’ai choisi Randoloisirs. Mais non voyons... pas pour les chutes ! Je n’en ai par ailleurs aucune à mon actif.
C’est le groupe qui m’a décidé : ces cavaliers déjà adhérents qui forment cette petite famille avec laquelle vous vous sentez si bien et passez de si bons moments. Ces instants de camaraderie, d’échanges, de taquineries, de plaisanteries, d’entraides et d’attentions. Celles-là mêmes qui vous rassurent et vous apportent du bien comme ce fut le cas pour moi à l’époque de mes crises de gravité aiguë !
C’est bien cette douce et joyeuse chaleur humaine qui fut la première raison de mon choix.

La deuxième raison : la randonnée telle qu’ici elle est pratiquée.
Tout commence avec votre monture. A Randoloisirs les chevaux vivent et respirent. Evidence me direz-vous. Pas forcément.
Ici les chevaux sont beaux car traités avec amour et attention. J’entends par beau, leur aspect purement physique, mais aussi et surtout le fait d’animaux pleinement équilibrés et emplis de vie. Des chevaux tous différents qui éveillent vos sens au partage des émotions. Jamais le même ressenti. Aucun stéréotype, des chevaux non formatés mais adaptés à chacun en fonction de son niveau ou de son désir du moment, et ce pour vivre au mieux votre randonnée. Belle, sauvage dans ces décors somptueux. Un grand sentiment de vivre, une profonde liberté au sein d’un massif armoricain aux mille senteurs, aux mille couleurs. Votre monture et vous au beau milieu. Que du plaisir !
Quant à la troisième raison elle se prénomme Adeline !
Le nom de ma jument préférée ? Cela aurait pu tant ce mélodieux prénom vous caresse délicieusement le tympan. Mais non ! En réalité Adeline est la jeune femme responsable de Randoloisirs. Elle sera votre professeur ou plutôt devrais-je dire votre guide. Car là aussi la philosophie profonde de Randoloisirs s’exprime différemment. Fort ravissante damoiselle emplie de charmes et de charisme, ceci dit en toute humilité -je suis un homme marié tout de même !- Adeline vous séduira par son professionnalisme.
Portant toujours un regard attentionné et discret, promulguant informations et conseils, Adeline dispose d’un sens prompt de l’analyse, apportant en chaque situation une juste décision.
Ce qui l’anime ? La passion.
L’amour de ces chevaux, de cette région et le plaisir de les partager. Quelqu’un d’aussi passionnée c’est important et rassurant quand on est cavalier. Ah! j’oubliais Adeline crie aussi parfois, et ce n’est jamais bien méchant. Après tout, c’est cela la passion. Voilà, tout est dit ou presque car il y a ici tant de choses à vivre et à partager ! J’en profite pour remercier Marc qui a guidé mes pas vers Randoloisirs.
A vous maintenant d’écrire votre histoire en venant vivre avec nous cette belle aventure !
Bienvenue à Randoloisirs ! Des Pyrénées à l’Arrée, la gravité prend un autre sens…


Rencontre
J’ai rencontré Morgane la fée… Elle montait une jument se prénommant Prisca… Mais chuuuut… il ne faut pas le dire… j’ai rencontré Morgane la fée dans les monts d’Arrée. Je sais que c’est elle ! Elle parle aux chevaux et aime sa terre… Mais chuuuut… il ne faut pas le dire… C’est un secret que je vous confie… C’est une expérience inoubliable, si vous avez la chance de partager avec elle un moment, vous comprendrez ce que « randonnée » veut dire. Elle transforme quelques heures de votre vie en un magnifique souvenir… impérissable… indescriptible… magique… Hazur… On croirait que c’est la couleur unique du ciel… mais ici, c’est un être qui vous transporte dans un autre monde. J’ai rencontré Morgane la fée… Elle habite les monts d’Arrée et je vous souhaite de la rencontrer…

Laurence









« On connaît le cheval en chemin et le cavalier à l’auberge »
(authentique) proverbe chinois
Chère Maoutig, cher Koll Boued, cher Stan,
Depuis le temps qu’on fréquente par tous les temps de chien les mêmes chemins visibles et invisibles, je vous dois quelques éclaircissements.
Qu’est-ce qui a pu pousser un vieux quinqua-gêné à chausser sur le tard les étriers, au mépris de ses dernières vertèbres intactes et d’hypothétiques grasses matinées ?
Un prénom prédestiné, une lointaine petite enfance passée entre les jambes colossales des percherons vendangeurs du muscadet n’expliquent pas tout.
Il n’y a pas de hasard, tout au plus des coïncidences. Des images, des signes qui s’entrecroisent, se superposent, s’organisent, s’enflent comme ces ruisseaux des monts d’Arrée jusqu’à devenir ELORN !
En dernier lieu, l’image majestueuse d’un couple de cavaliers sur un sentier de crête près de la cote 358. On se dit, petit piéton randonneur, que ce serait bien de prendre enfin de la hauteur, qu’il est encore temps de ne pas mourir idiot !
Le même dimanche de juillet, c’est l’achat tout à fait exceptionnel du journal local (par quelle impulsion ?) pour découvrir le portrait d’une jeune bourlingueuse qui a décidé de poser ses fontes pleines de sable arabique dans ce paysage familier et de ranimer la flamme du tonton inconnu. Le soir du même dimanche, c’est une photographie un peu passée qui s’échappe des pages d’un livre : maman et papa caressant l’encolure d’un splendide postier breton sur la côte nord de l’île de Batz, un beau jour d’été 1986. Maman et papa qui avaient tant rêvé eux aussi en leur temps de « monter à cheval », mais n’ont jamais pu le vivre.
Poent eo kordo barzh ! Si je n’ai pas compris, je ne comprendrai jamais.
Or Kerinizan ça me va bien : au cœur de mon pays d’élection, les Hautes Terres, un esprit vagabond et pas compétiteur (j’ai passé l’âge de tracer des 8 dans un manège et la normalisation propre à ce siècle me hérisse, Galop 4 5 6 pourquoi pas un CACES cavalier ou une cavalière certifiée ISO 9001 !). Un esprit que je ne tarderai pas à découvrir très différent de ce qu’on m’a appris sur les autres centres ou fermes équestres, un esprit où l’on retrouve notamment notre cavalier à l’auberge…
C’est ainsi que vous m’avez vu entrer dans votre vie samedi-dominicale et vous n’êtes pas prêts de vous débarrasser du client.
Deux mots sur votre patronne pendant qu’elle n’est pas là, partie qu’elle est à vociférer sur un groupe de débutants. Outre le fait qu’elle est très vilaine, qu’elle a un caractère bien trempé, qu’elle est têtue et intraitable, passionnée donc impatiente j’en passe et des meilleures, elle possède deux qualités rares qu’elle ne soupçonne peut-être pas.
Elle est une excellente institutrice (je n’ai pas dit maîtresse), j’en atteste après bientôt 120 heures de selle. Elle est surtout en harmonie totale (fusionnelle qu’ils disent maintenant) avec cette nature que nous aimons. Elle l’écoute, la respire, la respecte intimement. On peut passer deux heures sans échanger une parole, on s’est compris par un sourire.
Mais vous le savez bien Maoutig, Koll Boued, Stan : elle n’est jamais aussi émouvante que lorsqu’elle redevient petite fille, avec vous…
A samedi prochain, sans faute et sans fautes de pied.
Marc









 

Publié le lundi 4 janvier 2021 par randoloisirs